Chavirage de DREKAN GROUPE

13 novembre 2017

Le chavirage du trimaran de 50 pieds Drekan Groupe dans la Transat Jacques Vabre, aurait pu virer au drame. L’un des deux marins est tombé à la mer et a été remonté in extremis, en début de nuit, dans 25 nœuds établis et des creux de 4 mètres.

 

Mercredi soir, à 300 milles dans le nord-est de l’île de San Miguel, l’archipel des Açores. Le vent de Nord-Est souffle à 25 nœuds avec des creux de 4 mètres. Le temps est rafaleux, les marins de Drekan redoublent de vigilance à la barre et aux écoutes. Ils sont à l’attaque après avoir fait le gros dos depuis le passage d’un front musclé, en sortie de Golfe de Gascogne. La nuit vient de tomber, le vent n’est pas stable, le duo décide d’enrouler le gennaker, la grand-voile d’avant. La grand-voile est réduite d’un cran (un ris). Au moment de manœuvrer, le bateau est confié au pilote automatique.

Homme à la mer

Alors que Christopher Pratt est déjà sur la plate-forme à l’avant, Eric Defert finit de se changer à l’intérieur et s’apprête à monter sur le pont. Le vent forcit subitement, le bateau accélère, impossible de choquer les écoutes. Le trimaran s’envole et propulse à la mer le marin qui se préparait à rouler la voile d’avant. Le bateau se retourne entièrement. Eric Defert se retrouve à l’intérieur, en sécurité. Mais pas de trace de Christopher, aucun signe de vie. Le skipper informe la direction de course de la gravité de la situation et s’extirpe par le hublot de survie pour rejoindre les trampolines de la plate-forme retournée. Interminables minutes dans le vent et la nuit. Personne sur le bateau retourné, personne autour de la coque. De longues minutes plus tard, deux bras apparaissent le long d’un flotteur, Christopher Pratt est hissé par Eric Defert. Le marin est récupéré à bout de souffle, complètement hébété. Ils regagnent l’intérieur de la coque centrale et tentent de reprendre leurs esprits. Christopher Pratt est passé tout près du drame absolu.

Emanations diverses
Retournée, la plate-forme est relativement stable, avec le mât et l’ensemble du gréement manifestement encore en place. A l’intérieur de la coque centrale, la situation est moins confortable. Plus aucun moyen de faire le point et de signaler sa position. Dans la coque retournée de l’eau et du gasoil qui se libère du réservoir. Les fumées des systèmes électriques et électronique qui ont cramé s’ajoutent aux émanations de batteries se sont détachées. Christopher Pratt reste en état de choc. Eric Defert décide de déclencher la balise de détresse et se résigne à abandonner le trimaran retourné. «Il a suivi les conseils de la direction de course qui l’a incité à jouer la carte de la prudence» complète Thibaud Georges, le co-propriétaire du bateau avec Eric Defert.

Pour ceux qui souhaiteraient contribuer à la renaissance du projet et se joindre à un formidable défi : nous avons besoin de vous ! Vous pouvez adresser vos contributions sur la page spécialement mise en place : http://drekan.com/sauvetagemulti50 ou par mail à l’adresse multi50rescue@drekan.com

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